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Je laisse mon enfant me taper car je fais l'éducation positive

Quand Gabriel me tape, il faut que je me retienne de lui montrer ma douleur ou ma colère, parce que ça pourrait le blesser dans son amour propre : il risque de ne plus avoir plus confiance en lui !
Quand Louise jette son assiette pleine de nourriture par terre, je m'empresse de tout ramasser en lui disant que je l'aime, parce que les études montrent que contrarier son enfant peut lui abîmer le cerveau.
Quand Léo hurle et se roule par terre, je ne dis rien, car cela pourrait briser le lien d'attachement parent-enfant et il serait mal dans sa peau une fois adulte.


Ces derniers temps, j'ai l'impression que pour beaucoup de parents (et d'assistantes maternelles? Je ne sais pas), l'éducation positive, c'est lui accorder le plus de choses possible, et éviter les frustrations car elles seraient mauvaises pour son développement.
J'ai l'impression qu'il existe surtout deux catégories de parents : ceux qui pratiquent cette "éducation positive", et ceux "de la vieille école", qui punissent leur enfant lors de bêtise, et à qui "une petite tape n'a jamais fait de mal à personne".

Le rituel du matin (+ fichier comptines gratuit)

Le saviez-vous? Les jeunes enfants RAFFOLENT des routines. Pour eux qui n'ont pas encore la notion du temps qui passe, les routines leur permettent de poser un cadre dans leurs journées. 
Les routines ne sont pas forcément très élaborées : cela peut être par exemple les repas, qui rythment facilement les journées, mais aussi l'heure du bain, l'histoire avant d'aller se coucher...
Pour beaucoup d'assistantes maternelles, le matin démarre sur les chapeaux de roues : les parents laissent rapidement leurs enfants pour aller au travail, les enfants pleurent parfois au départ de leurs parents, il peut y avoir un peu de ronchonnades, mais surtout beaucoup d'énergie !

J'ai instauré il y a quelques temps un petit rituel pour les enfants, de manière à ce que nous nous posions et nous puissions nous dire "bonjour" de manière ludique et chaleureuse : 

Parents bienveillants cherchent nounou !

J'ai longtemps hésité à écrire cet article.
Je n'ai pas envie de paraître agressive, ou de juger qui que ce soit, et j'ai peur que ce que je vais écrire soit mal interprété... En fait, j'ai juste besoin de vider mon sac. Mon gros, lourd, pesant sac.
Bref, allé, tant pis, je me lance !

L’étalage des compétence des mamans-facebook

Voilà maintenant 5 ans que j'ai commencé ce blog, et que je côtoie de plus en plus de mamans sur les réseaux sociaux.
Pour moi, bloguer est un vrai plaisir : un moment où je peux m'évader, poser mes idées à plat, réfléchir et mettre de l'ordre dans ma tête.
Par contre, en ce qui concerne les réseaux sociaux, je suis plus mitigée : bien qu'ils me soient presque addictifs, j'en ressort quasiment toujours frustrée, mal à l'aise.
Pourquoi?? Je me suis posée la question récemment. En fait, je me rend compte que (notamment dans certains groupes facebook pro "pédagogies alternatives" et "éducation positive"), il y a une sorte d'étalage des compétences des enfants.

Pas d'activité

En ce moment, je n'organise aucune activité avec les enfants... Mais vraiment aucune aucune.
Plus de bac sensoriel, d'activités pédagogiques, d'ateliers spécifiques...
Raison principale : je n'en ai pas la motivation. Ca arrive à tous.tes, non?
Suis-je pour autant une horrible assistante maternelle, qui se tourne les pouces toute la journée, en regardant Dallas pendant que les enfants se chamaillent? Non.

Je ne fais pas QUE du Montessori, et je vais bien, merci !

Même si je suis passionnée par l'approche Montessori, je ne serai jamais "puriste".
Tout simplement parce que je n'en ai pas les moyens... et que ce n'est pas mon but !
Je pense seules les écoles peuvent mettre la pédagogie en place "entièrement" : il faut beaucoup de place et de l'argent... or, je ne suis qu'une maman et assistante maternelle, et je n'ai ni assez de place, ni suffisamment d'argent, pour tout appliquer de cette fabuleuse pédagogie.
Soit-dit en passant, Maria Montessori a travaillé avec des enfants de milieux défavorisés, et cela me désole de voir à quel point le matériel utilisé est devenu coûteux.

Matériel Montessori Assistante Maternelle

Nos inquiétudes... et celles des autres !

Quand on devient maman, nombreuses sont les remarques désobligeantes (pour être polie) que l'on entend au sujet de son propre enfant, et de la manière qu'on a de l'éduquer.
Je me rend compte aujourd'hui que j'ai encore du mal à me défaire des inquiétudes des autres.
Jusqu'à récemment, je n'avais d'ailleurs pas conscience que les inquiétudes des autres ne sont pas forcément les miennes ! Vous imaginez, un peu, le bagage émotionnel que je portais constamment?

Je ne crois pas aux caprices

Je trouve le thème des caprices très intéressant.
(Pour moi) Un caprice est une colère d'enfant qui, pour nous, adultes, semble injustifiée. Nous ne comprenons pas cette émotion, et nous sentons démunis.
A certains moments, les caprices nous semblent plus "gérables", à d'autres moments, nous avons envie de crier un bon coup...
little child is crying
Prenons un exemple :

Changer une couche en respectant l'enfant

"Ca va, c'est pas très compliqué, de changer une couche !"
Cette phrase, je me la suis dite lorsqu'on m'a annoncé qu'on allait apprendre à réaliser un change, lors de ma formation initiale pour être assistante maternelle.
Pas compliqué? Peut-être. Mais cela reste toutefois un geste plein de sens, de nuances et de délicatesse...

Cela commence

Mon B.A.B.I (bébé aux besoins intenses), mon épuisement maternel

Parfois, il faut avoir le courage de voir la réalité en face.
Parait-il qu'admettre un problème est un grand pas pour sa résolution... donc forcément, j'espère que coucher cette partie de ma vie dans un article m'aidera à y voir plus clair, à trouver des solutions.

Jusqu'à hier (ou plutôt devrais-je dire jusqu'à cette nuit), je me disais que la situation était normale, que tout était sous contrôle. Que ce n'était juste qu'une mauvaise passe.
Ou peut-être que c'était dû à la naissance difficile de Minibus. Ou à telle journée difficile, ou à telle angoisse...
Je me l'avoue juste à l'instant : Minibus est un B.A.B.I., un bébé aux besoins intenses.

Quand une pro-fessée devient bienveillante...

C'est curieux la manière dont on évolue. Il y a 10 ans, comment vous imaginiez-vous? Comment étiez-vous? En quoi avez-vous changé-e?
Personnellement, il y a 10 ans, j'étais une personne assez tourmentée...
Je l'ai dit à plusieurs reprises sur ce blog : je n'ai pas toujours été bienveillante, LOIN de là.
Je viens d'une famille où l'on avait la main leste.
Je ne me rappelle pas avoir eu de punition, mais par contre j'ai vécu, comme beaucoup d'enfants, de la violence verbale et de la violence physique : fessées, claques... très souvent - trop souvent à mon goût.

Pendant très longtemps, je n'ai pas remis en question l'éducation que j'avais reçue : mes parents avaient sûrement eu raison (les parents ont toujours raison... non??), même si je ressentais un malaise, et un grand sentiment d'injustice, plus ou moins refoulé.

[Attention, je ne juge en aucun cas mes parents : ils ont fait comme ils ont pu, avec les ressources qu'ils avaient, l'époque dans laquelle ils vivaient, etc !]

Puis, j'ai rencontré celui qui allait devenir mon mari.

Prendre conscience de ses erreurs

Parfois, je prends conscience de certaines de mes erreurs éducatives.
Bon, je vous rassure, je  ne me rend pas compte brusquement qu'en fait, je bas mes enfants ou que je les insulte tous les jours !
Mes erreurs sont plus des maladresses. Je pense qu'elles sont dues  à l'éducation que j'ai reçue, à mes préjugés, même s'ils sont, pour la plupart, inconscients.
Voici un exemple qui m'était arrivé vers les 12-15 mois de Ptiloup.

La propreté acquise en une semaine : c’est possible !!

T’as vu un peu ce titre accrocheur? C’est pas la classe, ça?
Ce titre me fait penser à deux choses :
– oui, un enfant peut tout à fait être « propre » en une semaine… et même du jour au lendemain… (lis-donc la suite de cet article époustouflant !)
– je déteste le mot « propreté », bien que je l’emploi régulièrement par réflexe. Je préfère le mot « continence ». Un enfant peut tout à fait être propre sur lui, tout en étant incontinent, n’est-ce pas?apprentissage-proprete-chez-enfant-1Donc : oui, un enfant peut tout à fait être continent en un claquement de doigts !

Attendre que tu sois prêt

D'abord, il y a eu la pré-conception.
Il a fallu attendre que tu sois d'accord pour t'installer dans mon ventre, après 3 fausses couches. J'aurais dû comprendre dés ce moment-là qu'être mère signifie ralentir mon rythme, pour suivre le tien. Travailler mon impatience.
Puis, il y a eu l'accouchement. Le dernier mois, si long, si inconfortable, à attendre que tu sortes de "là". 
Résultat de recherche d'images pour "attente accouchement"

La césarienne. La montée de lait qui a tardé à arriver. L'équipe médicale qui me presse, qui te presse, qui nous bouscule. "Ah? Il faut donc que ce soit bébé qui s'habitue à mon rythme de vie? ok." (en fait, non, pas ok... je l'ai très rapidement compris !!).
Ensuite, les premiers mois.

Aide-moi à faire tout seul !

Maman, observe-moi, et met-toi à ma place !
Je suis tellement dépendant de toi, de tout ! Je ne comprends pas le monde qui m’entoure, moi qui était si bien au chaud dans ton ventre.
Les voix, les mouvements, les lumières, la logique des choses, le rythme de vie, la pesanteur, la faim, la douleur, mon corps… Je découvre tout cela, et c’est parfois très effrayant !
J’ai besoin que tu m’expliques, mais aussi que tu adaptes le monde à mon niveau, le plus possible.

Le droit de l'enfant au respect


A tous les adultes
Vous dites :
"C'est fatigant de fréquenter les enfants".
Vous avez raison.
Vous ajoutez :
"Parce qu'il faut se mettre à leur niveau,
se baisser, s'incliner, se courber,se faire petit".
Là vous avez tort.


Ce n'est pas cela qui fatigue le plus.
C'est plutôt le fait d'être obligé
de s'élever jusqu'à la hauteur de leurs sentiments.
De se hisser sur la pointe des pieds
pour ne pas les blesser.


Extrait de "Le droit de l'enfant au respect", de Janusz Korczak

Un coucher libre et sans pleurs

Avec Ptiloup, nous avons décidé de le laisser librement se coucher, et je dois dire que c'est plutôt efficace, puisqu'à presque 3 ans, il n'a jamais pleuré pour s'endormir !
Je m'explique :
Nous, adultes, bien que souvent déconnectés de nos sensations corporelles (fatigue, faim...), nous nous couchons à l'heure que nous choisissons.
Nous traversons des périodes où nous nous couchons plus tôt que d'autres, selon notre état de fatigue et nos activités.
L'heure venue, nous allons dans notre chambre, nous éteignons la lumière, et nous nous couchons.
Ici, Ptiloup a le droit, lui aussi, à son autonomie.

Egalité fille-garçon dés le plus jeune âge

Récemment, j'ai assisté à une conférence animée par Jean Epstein et l'association Artemisia, sur les enjeux d'une éducation "égalitaire fille-garçon" chez les tout-petits.
Cette conférence m'a grandement ouvert les yeux sur ma pratique professionnelle, mais également sur l'éducation que je porte à mon fils !
jouet-fille-garcon-sexisme-feminisme
Tout ce qui a été abordé n'a pas fini de me faire réfléchir !
Avant cette conférence, je ne

Des pistes pour ne pas punir son enfant

Il me parait aujourd'hui impensable de punir un enfant : coin, privation, confiscation, isolement, chantage... Ces pratiques me semblent humiliantes et inefficaces.
Je ne souhaite pas, toutefois, devenir laxiste, puisque, dans ce cas-là, mes propres besoins ne seraient pas respectés.
Y a-t-il un juste milieu? J'aime le penser.
La bienveillance est si dure, parfois !
Les enfants visent instinctivement là où ça fait mal, où c'est fragile. Ils ont l'art de nous pousser dans nos retranchements, et j'avoue que mon idéal de bienveillance n'est pas tous les jours facile, pour moi !
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Voici quelques idées, que j'essaye de mettre en place, afin que les besoins de chacun restent respectés :

Et il mange bien?

Il m'est plus facile d'être bienveillante avec mon fils qu'avec les autres personnes de mon entourage (parents, belle-famille, oncles et tantes...).
Notamment, j'ai beaucoup de mal à expliquer mes choix. Certaines personnes sont, en effet, déjà convaincues de certains principes éducatifs, et je ne pense pas qu'elles souhaitent échanger dessus.

Assistante Maternelle diversification 2